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| Beaucoup d'enfants à Malakal ont vu des choses atroces - Photo: SOS Archives |
Durant les combats, 150 familles se sont réfugiées au village d'enfants SOS de Malakal, parmi lesquelles 500 adultes, en majorité des femmes, et 700 enfants. Les hôtes ont été hébergés dans les différentes maisons familiales, la salle polyvalente, la maison d'hôtes et les bureaux, et les résidents du village ont partagé avec eux les réserves limitées d'eau et de nourriture qui étaient à leur disposition.
La Mission des Nations Unies au Soudan (MINUS) a approvisionné le village en eau et mis des soins médicaux à la disposition des enfants nécessitant une assistance médicale immédiate. SOS Villages d'Enfants au Soudan a demandé à la MINUS un soutien continu car la pénurie de denrées risque de persévérer malgré la fin de la violence, la ville manquant toujours d'électricité, de carburants et d'eau. SOS Villages d'Enfants au Soudan a également demandé au gouvernement de soutenir le village et de mettre à la disposition de la communauté avoisinante des services médicaux, de la nourriture et des vêtements. L'organisation soudanaise a également promis d'envoyer une équipe de soutien en provenance de Khartoum pour aider les enfants à gérer les expériences traumatisantes qu'ils ont vécues.
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| Les hôtes etaient hébergés dans la salle polyvalente et partout dans le village - Photo: SOS Archives |
Le centre de formation professionnelle de Malakal, où une centaine d'anciens enfants soldats sont encadrés et soutenus dans le cadre du programme pour les enfants soldats, n'a pas été affecté mais reste fermé comme les autres institutions privées et publiques de la région. Les bénéficiaires du programme n'ont pas participé aux combats et se portent bien. D'autres régions couvertes par le programme restent inaccessibles, mais des rapports confirment que tous les enfants bénéficiant du programme vont bien.
Le bureau national de SOS Villages d'Enfants à Khartoum a proposé différentes formes de soutien :
- Une assistance médicale avec, entre autres, la distribution d'antibiotiques
- La distribution de denrées alimentaires et l'engagement d'envoyer davantage de nourriture pour pouvoir constituer des réserves au cas où de nouveaux combats éclateraient
- Un accord avec le gouvernement prévoyant la protection du village en cas d'attaques
- L'engagement de la MINUS de considérer le village comme zone protégée
- La promesse d'envoyer un grand nombre de drapeaux SOS pour mettre en évidence l'identité du village et protéger les collaborateurs et les enfants dans les situations d'urgence qui les obligent à quitter le village. Notre drapeau est très respecté parmi les groupes belligérants : au cours des récents combats, il a permis de protéger une mère et son enfant, obligés de quitter le village puisque l'enfant était gravement malade. La mère a pris le risque de se faire tuer pour son enfant qui a dû être hospitalisé d'urgence. Tous les deux sont rentrés sains et saufs.