Les enfants sans prise en charge parentale
 |
| Photo: Joris Lugtigheid |
Les faits: On estime à 133 millions le nombre d'enfants dans le monde entier entre 0 et 17 ans ayant perdu un ou leurs deux parents. Le sida à lui seul a rendu 15 millions d'enfants orphelins, la plupart dans les pays africains au sud du Sahara.
Le nombre de ceux que l'on appelle les "orphelins sociaux", les enfants négligés ou abandonnés ou les enfants qui, pour des raisons sociales, ne peuvent pas vivre avec leurs parents est également alarmant. Dans les seuls pays d'Europe centrale et de l'Est, 1,3 million d'enfants vivent dans des institutions de prise en charge dont la qualité laisse grandement à désirer.
Notre réponse: les enfants ayant perdu leurs parents ou qui ne peuvent pas vivre dans leur famille d'origine, trouvent au village d'enfants SOS un environnement familial et des liens stables et fiables. Chaque enfant est stimulé et soutenu selon ses capacités.
Les conditions de vie difficiles et des situations de crise rendent souvent les parents incapables de s'occuper convenablement de leurs enfants. Le nécessaire fait souvent défaut, l'argent pour le médecin ou l'école manquent toute comme la force, la santé ou la confiance en l'avenir. Grâce aux programmes de renforcement des familles, SOS Villages d'Enfants aide les familles pour leur permettre de se prendre en charge elles-mêmes sur le long terme et être autonomes. Ainsi, les enfants ne sont pas abandonnés mais peuvent grandir dans leurs familles. En coopération avec les communautés concernées et les partenaires locaux, SOS Villages d'Enfants vient en aide aux familles défavorisées dans le monde entier.
En outre, SOS Villages d'Enfants s'engage avec d'autres organisations pour le développement d'un cadre référentiel - appelé les standards de qualité - pour mettre en place une prise en charge hors du foyer familial la meilleure, la plus sûre et la plus attentive qui soit et pour remédier aux manquements.
La violence contre les enfants
 |
| Photo: Robert Fleischanderl |
Les faits: l'UNICEF estime à 300 millions le nombre d'enfants victimes de violence, d'exploitation, de travail et d'abus. Un enfant sur six entre 5 et 14 ans travaille. Environ 70 millions de filles et de femmes ont été victimes de mutilation génitale féminine et plus de 60 millions de jeunes femmes entre 20 et 24 ans ont été mariées avant leur 18ème anniversaire.
L'utilisation de châtiments corporels comme méthode pédagogique est toujours très répandue. Une étude de l'UNICEF menée dans 29 pays a démontré qu'en moyenne, 86% des enfants avaient été victimes de châtiments corporels dans leur maison familiale - indépendamment de leur statut économique et social.
Deux tiers de tous les enfants du monde entier vivent dans un des 42 pays touchés par des conflits violents. Les conséquences des conflits armés sont difficiles à prouver car il existe peu de statistiques actuelles fiables. On estime que plus de cinq millions d'enfants et de jeunes sont réfugiés. On ne connaît pas le nombre d'enfants soldats mais il est prouvé qu'en 1998, 100 000 enfants ont été démobilisés et ont tenté de se réintégrer dans la société.
Notre réponse: les enfants admis dans un village d'enfants SOS ont souvent vécu des expériences traumatisantes, imprégnées de violence. Des relations d'amour fiables comme celles que le village d'enfants SOS propose leur donnent une chance de guérir leurs blessures.
Grâce aux programmes de renforcement des familles, pour ainsi dire notre deuxième béquille préventive, nous tentons de limiter les crises dans les familles. L'objectif est de renforcer les familles et de les stabiliser, afin qu'elles puissent devenir autonomes et s'occuper convenablement de leurs enfants.
Tous les enfants sont l'objet de préoccupations pour SOS Villages d'Enfants. Le point de départ et l'objectif du travail de notre organisation est de protéger les enfants, de respecter leurs droits, d'exiger le respect de ces droits et d'encourager les enfants à faire de même. Donner une voix aux enfants dans les comités et exiger expressément des améliorations de la condition des enfants est un moyen d'aider les enfants à obtenir leurs droits. Un autre moyen est de leur donner les instruments pour qu'ils ne soient pas considérés comme des "victimes" dépendantes de l'aide des adultes mais pour qu'ils se considèrent eux-mêmes comme des acteurs, ayant le droit d'intervenir, de fixer des limites et d'exiger de l'aide. La prise de conscience et la sensibilisation au sein et à l'extérieur de SOS Villages d'Enfants ainsi que la mise en oeuvre d'un filet de sécurité pour les enfants sont des outils importants.
L'éducation
 |
| Photo: Robert Fleischanderl |
Les faits: à travers le monde, environ 86% de tous les enfants en âge d'aller à l'école primaire fréquentent une école. Cependant, on estimait en 2006 à 101 millions le nombre d'enfants qui n'allaient pas à l'école primaire, la plupart dans les pays d'Afrique australe ainsi qu'en Asie du Sud. La bonne nouvelle: le pourcentage des filles et des garçons dans les écoles primaires se rapprochent. En Amérique latine ainsi qu'en Afrique de l'Est et Afrique australe, les filles sont même majoritaires dans les écoles primaires.
Seuls 60% des enfants en âge d'aller à l'école secondaire fréquentent une école secondaire. Les 40 % restant vont à l'école primaire ou ne vont dans aucune école.
Notre réponse: SOS Villages d'Enfants soutient les enfants dans leur scolarité, que ce soit ceux qui grandissent dans les villages d'enfants, ceux qui bénéficient des programmes de renforcement des familles ou ceux qui vivent dans les communautés soutenues par SOS et qui sont en détresse. Cela se traduit par l'accès facilité à l'enseignement en aidant financièrement les familles à payer les frais et le matériel scolaires et l'uniforme. Dans d'autres cas, quand les infrastructures scolaires sont inexistantes, SOS Villages d'Enfants gère des jardins d'enfants, des écoles primaires et secondaires ainsi que des centres de formation professionnelle. Toutes les écoles SOS Hermann Gmeiner – qui font souvent figure de modèle dans le pays – sont reconnues par l'Etat et les programmes conformes au programme scolaire national.
La santé
 |
| Photo: Benno Neeleman |
Les faits: chaque jour, meurent environ 26 000 enfants de moins de cinq ans, et plus du tiers lors ou peu après la naissance. Ce nombre est constant depuis plusieurs années. Les jeunes enfants sont menacés par les conditions hygiéniques insuffisantes comme le manque d'eau potable et d'installations sanitaires.
Notre réponse: dans les communautés faibles en infrastructures, nous établissons des centres médicaux spécialisés dans la prise en charge des enfants et des femmes dans les zones périphériques aux villages d'enfants. Ces centres fournissent, suivant les besoins, une prise en charge médicale de base, lancent des campagnes de vaccination, installent des salles d'accouchement, proposent un accompagnement et un suivi sur l'hygiène et des services psychosociaux. Un autre aspect est la santé psychique et sociale ou l'accompagnement thérapeutique des enfants et des jeunes qui vivent dans les villages d'enfants SOS.
VIH/Sida
 |
| Photo: SOS Archives |
Les faits: en 2007, environ deux millions d'enfants de moins de 15 ans étaient atteints du virus du VIH, la plupart dans les pays d'Afrique australe. Le VIH/Sida est devenu un facteur déterminant la structure familiale et l'une des principales raisons de la hausse extrême d'orphelins d'un ou de deux parents et de la mauvaise prise en charge des enfants.
Ne serait-ce qu'en 2007, environ 420 000 enfants ont été infectés, généralement par leur mère positive pendant la grossesse ou la naissance. Des études dans quelques pays asiatiques ont montré que la stigmatisation par le VIH/Sida et la discrimination qui s'en suit empêchent les enfants d'avoir accès à des prestations sociales primordiales ou conduisent à leur abandon et leur admission dans les institutions.
Notre réponse: les programmes de renforcement des familles menés dans les pays d'Afrique australe dans les villages d'enfants SOS et dans les centres médicaux de la région centrent leur action sur la maladie. Mais également dans les autres régions, SOS Villages d'Enfants mise sur l'éducation sexuelle, la prévention et la levée de tabou.
Le travail familial mené par SOS Villages d'Enfants se concentre sur les enfants qui, après la mort de leurs deux parents, prennent en charge leurs frères et sœurs, ainsi que sur les mères. Car les femmes sont, comme dans de nombreux domaines, désavantagées quand il s'agit du VIH/Sida. Leur taux d'infection est nettement supérieur à celui des hommes et l'éducation sexuelle très insuffisante. Dans tous les programmes SOS Villages d'Enfants, les personnes concernées sont informées sur les risques et les causes de la maladie. Dans les institutions médicales SOS, les familles concernées ont accès à des conseils, des tests gratuits ainsi qu`à la thérapie antirétrovirale.
En Afrique, les employés de SOS Villages d'Enfants viennent en aide à près de 40 000 enfants et familles directement et indirectement touchés par le VIH/Sida dans environ 60 centres sociaux et médicaux. Une grande partie du programme est mené dans l'Afrique australe.
Les enfants handicapés
 |
| Photo: Katja Snozzi |
Les faits: le pourcentage des enfants handicapés varie d'un pays à l'autre : il passe de 2% en Ouzbékistan à 35% au Djibouti. Les causes de cette extrême oscillation résident dans des différences dans la qualité de la nourriture et dans la prise en charge médicale des enfants, dans la fréquence des accidents ou des actes de violence dans les régions en crise ou les risques environnementaux auxquels sont exposés les enfants. Environ la moitié des handicaps pourrait être évitée.
Notre réponse: SOS Villages d'Enfants s'est toujours occupée dans ses programmes des enfants handicapés et favorise leur développement du mieux qu'elle peut. Même si, en particulier dans les pays du sud, des institutions spécialisées pour les enfants handicapés ont vu le jour ces années passées, SOS Villages d'Enfants suit désormais un modèle d'intégration. SOS Villages d'Enfants ne proposera plus à l'avenir des institutions spécialisées dans l'accueil des handicapés mais chaque enfant qui fait partie du groupe cible de SOS Villages d'Enfants devra pouvoir grandir dans une famille qui le soutiendra du mieux possible dans son développement. Le renforcement des familles est primordial dans ce cas.
SOS Villages d'Enfants s'efforce de faire cesser la stigmatisation de ces jeunes personnes souvent victimes de multiples discriminations. SOS Villages d'Enfants met en place un réseau avec des organisations de même nature et des prestataires de services pour améliorer les conditions de vie des enfants handicapés. Les enfants handicapés sont des partenaires à prendre au sérieux quand il s'agit de respecter leurs droits.