La jeune femme, gravement malade, sourit et demande, sur un ton sérieux où perce le désespoir: "Quand je serai morte, pourrez-vous vous occuper de mes enfants?"
Agée de 26 ans, Nozipho* est beaucoup trop jeune pour mourir, mais elle sera bientôt une nouvelle victime de la pandémie de sida. Ses enfants, dont l'un a un an et demi et l'autre quatre ans, seront bientôt orphelins. La responsabilité de leur bien-être et de leur éducation ira alors à la grand-mère. A la maison, une petite baraque avec deux chambres, dix personnes - six adultes et quatre enfants - vivent les uns sur les autres. Pas un seul adulte n'a de travail. Le bébé de la soeur de Nozipho est également séropositif, mais les factures de médecin et les médicaments sont trop chers. Pour cette famille, SOS Villages d'Enfants au Swaziland est l'unique planche de salut.
Dans le cadre du projet d'aide au voisinage de SOS Villages d'Enfants en faveur des familles affectées par le VIH/sida et des enfants orphelins, la famille de Nozipho reçoit de la nourriture et des vêtements, et ses frais de traitement médicaux sont pris en charge. Avec l'aide de SOS Villages d'Enfants, la famille apprend également à travailler le jardin, afin de pouvoir cultiver ses propres légumes, et même de les vendre.
Après avoir passé quelque temps avec Nozipho et sa famille, la coordinatrice SOS pour les familles déclare, avec un profond soupir: "Il existe tant de familles qui sont dans une situation similaire. Nous essayons d'en aider le plus possible."
*Le nom de la jeune femme a été changé par la rédaction.