Une partie de foot dans la neige 

"Je m'appelle Nadya, j'ai onze ans, j'adore jouer au foot parce qu'Andrey Arshavin y joue et que nous savons aussi y jouer !" Voici le message d'une jeune fille du village d'enfants SOS de Pouchkine, en Russie. Et ils jouent tout le temps au foot, peu importe le temps qu'il fait.

Père Gleb : "C'est tout? Vous êtes fatigués?" "Nous sommes des enfants qui ne sont jamais fatigués!" - Photo: M. Mägi
Père Gleb : "C'est tout? Vous êtes fatigués?" "Nous sommes des enfants qui ne sont jamais fatigués!"

Les filles jouent même en hiver. "Oui, nous jouons au foot en hiver. Et en été et en automne ; peu importe la saison."

Nadya fait partie des filles du village d'enfants SOS de Pouchkine, près de Saint-Pétersbourg, en Russie, qui adorent jouer au foot sous l'oeil vigilant du prêtre orthodoxe local, père Gleb. Elles y jouent toutes les semaines, sans tenir compte du temps. Le prêtre est un invité régulier du village puisque l'entraînement a lieu tous les samedis. Entretemps, il est devenu plus qu'un visiteur... 

Il est lui-même issu d'une grande famille et a grandi avec huit frères et soeurs. C'est pourquoi il est conscient de l'importance de la famille.

Une très bonne idée

"L'entraînement a lieu tous les samedis à 7 heures et les garçons jouent contre les filles." - Photo: M. Mägi
"L'entraînement a lieu tous les samedis à 7 heures et les garçons jouent contre les filles."

"Je pense que le concept de SOS Villages d'Enfants est une très bonne idée," dit-il. "Une famille est composée d'enfants de différents âges. Ils ne représentent pas seulement un groupe d'enfants abandonnés. Ils ont une mère SOS, une femme qui s'occupe d'eux, qui les aime et qui les élève. Elle le fait de tout coeur et les enfants ont la possibilité de grandir individuellement."

Il sait de quoi il parle puisqu'il est responsable de la coordination des projets sociaux de l'église et a également vu d'autres endroits. "L'église s'est toujours occupé d'orphelinats, d'hospices et d'hôpitaux et j'ai moi-même visité presque tous les orphelinats de Pouchkine," explique cet homme qui met sa vie professionnelle au service de l'église. Ses autres tâches comprennent la prévention du VIH/SIDA dans les orphelinats ; les visites d'orphelinats, d'hôpitaux et de centres de détention pour jeunes. Il a également ses propres émissions de radio et de télévision locales. Et puis, sa mission la plus importante : le football.

Football = éducation

Peu importe la température - le jeu est toujours chaud! - Photo: M. Mägi
Peu importe la température - le jeu est toujours chaud!

"J'adore le foot depuis que je suis tout petit ; je suis allé à l'école de foot du Zenith et j'ai eu mon diplôme d'entraîneur de foot," déclare-t-il.

"C'est un jeu qui me permet d'éduquer les enfants ; c'est une forme d'éducation. Lorsqu'ils commencent à se dire mutuellement ce qu'ils pensent les uns des autres, ce ne sont pas toujours des compliments, et c'est là que j'interviens pour aider les enfants à gérer leurs émotions. Mon job c'est de les aider à dépasser leur colère. Voilà pour l'aspect éducatif du foot. D'un autre côté, j'aime courir et jouer au ballon avec les enfants."

Les futurs footballeurs

Le footballeur professionnel Andrey Arshavin sait jouer, mais nous aussi. - Photo: M. Mägi
Le footballeur professionnel Andrey Arshavin sait jouer, mais nous aussi.
Il y a de bonnes raisons de parler "d'enfants" et non pas de "garçons" lorsqu'il est question des futurs footballeurs, car au village d'enfants SOS de Pouchkine, les filles ont vite fait partie du jeu. "Lorsque les filles ont vu les garçons jouer, elles ont voulu jouer également. Si j'avais donné des cours d'autodéfense, elles auraient voulu en faire partie ; si je leur avais enseigné la musique ou la peinture, elles auraient également voulu le faire. C'est normal," pense le père Gleb.

Les filles sont de son avis et pensent que le foot est un sport "cool" et moderne. Elles ont d'ailleurs une idole qui est très appréciée au village. Andrey Arshavin, joueur du club anglais FC Arsenal, a joué de nombreuses fois avec les enfants sur le terrain de foot du village.

"Nous avons presque tous joué contre Arshavin, il sait jouer, mais nous aussi !" s'exclame Nadya.

Est-ce que cela signifie qu'il y aura d'autres footballeurs issus du village ? Les filles répondent toutes excitées : "Oui, peut-être. On verra ce qui va se passer."

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